Sommeil de bébé pendant les grandes vacances, bébé assis face à la mer

Sommeil de bébé pendant les grandes vacances

Vous aussi, vous comptez les jours avant les vacances d’été ? Si cette année, vous avez hâte de souffler, de ralentir le rythme et de profiter pleinement de votre famille… Mais que vous vous demandez quoi faire si les vacances venaient à bouleverser le sommeil de votre enfant ?

Parce que quand on a enfin retrouvé un peu de sérénité après des semaines (ou des mois) de réveils nocturnes, l’idée de tout voir chamboulé en quelques jours peut donner le tournis !

Ce sont des questions que l’on me pose chaque été pendant mes rendez-vous : faut-il conserver les mêmes horaires ? Est-ce que c’est grave si je ne le fais pas ? Comment gérer les siestes si on est en vadrouille ? Que faire si mon enfant dort dans un nouvel endroit ? Et si les réveils nocturnes reviennent ?

Tout d’abord, rassurez-vous : les vacances ne font pas oublier à votre enfant tout ce qu’il a appris. Oui, son sommeil peut être un peu perturbé par tous ces changements. Mais avec quelques repères anticipés et beaucoup de souplesse, vous pouvez profiter de votre été sans sacrifier les nuits de toute la famille. Je vous partage dans cet article les conseils que je donne aux familles que j’accompagne avant leur départ en vacances.

 

Pourquoi le sommeil de bébé est-il perturbé pendant les grandes vacances ?

Avant de chercher comment préserver le sommeil de votre enfant pendant les vacances, il est important de comprendre pourquoi cette période peut venir bousculer ses habitudes.

Les jeunes enfants adorent découvrir de nouvelles choses, explorer de nouveaux endroits et vivre de nouvelles expériences. Mais ils ont aussi besoin que leur quotidien reste suffisamment prévisible pour se sentir en sécurité.

Leur cerveau fonctionne beaucoup grâce aux repères. L’heure du réveil, les repas, les siestes, le rituel du coucher, leur chambre, leur lit… Tous ces petits éléments qui peuvent nous sembler anodins, les aident en réalité à comprendre le déroulement de leur journée et à anticiper ce qui va se passer. Or, pendant les grandes vacances, beaucoup de ces repères changent, et souvent tous en même temps !

Votre enfant devra s’adapter à un nouveau lit, une nouvelle chambre, davantage de bruit, des horaires moins réguliers, des journées beaucoup plus stimulantes, des repas décalés ou encore des trajets parfois longs en voiture ou en avion.

Pour nous, adultes, tous ces changements font justement partie du plaisir des vacances. On se couche plus tard, on déjeune à une heure improbable, on passe la journée dehors et on improvise davantage…

Mais pour un bébé ou un jeune enfant, toutes ces nouveautés demandent de gros efforts d’adaptation.

Imaginez-vous dormir dans une chambre inconnue, entendre des bruits différents, rencontrer de nouvelles personnes, faire la sieste ailleurs que dans le lit habituel… tout en essayant de comprendre pourquoi le quotidien ne ressemble plus vraiment à celui que nous connaissons.

Cela fait beaucoup de changements pour un tout petit !

Et les conséquences ?

Son sommeil peut devenir un peu plus fragile pendant quelques jours.

Vous pouvez observer un endormissement plus long, davantage de réveils nocturnes, des réveils plus matinaux, des siestes plus courtes ou plus difficiles, ou encore un enfant plus fatigué ou plus grognon en journée.

Et si, à partir de ce constat, vous avez peur :
– de perdre les progrès réalisés ces derniers mois, 
– de devoir tout recommencer en rentrant,
– ou de regretter de ne pas avoir respecté les mêmes horaires qu’à la maison…

Rassurez-vous : dans la majorité des cas, ces perturbations sont temporaires.
Votre enfant ne « désapprend » pas à dormir parce que vous partez une ou deux semaines en vacances. 😉

Il a simplement besoin d’un peu de temps pour s’adapter à son nouvel environnement et à son nouveau rythme. L’objectif n’est donc pas de reproduire vos journées habituelles à la minute près.

Après tout, vous êtes aussi en vacances !

L’idée est plutôt de conserver quelques repères suffisamment rassurants pour votre enfant, tout en vous laissant la liberté de profiter de votre séjour. Et c’est justement tout l’objectif des conseils qui suivent.

1️⃣ Gardez une routine du coucher, même loin de la maison

S’il ne devait y avoir qu’un seul conseil à retenir, ce serait probablement celui-ci : gardez votre rituel du coucher.

La routine du soir agit comme un signal envoyé au cerveau de votre enfant. Elle lui permet de comprendre que la journée touche à sa fin, que les activités s’arrêtent et que le moment de dormir approche. Et ce rituel devient encore plus important lorsque vous êtes en vacances.

Pourquoi ? Parce que votre enfant dort peut-être dans un lit qu’il ne connaît pas, dans une nouvelle chambre, avec des bruits différents et après une journée remplie de découvertes.

Dans ce nouvel environnement, retrouver les mêmes petites habitudes qu’à la maison peut être extrêmement rassurant. Même si vous dormez dans un camping, un hôtel, une location ou chez les grands-parents, essayez donc de conserver les principales étapes de votre rituel habituel.

Vous n’avez pas besoin de reproduire votre routine à la minute près ni d’emporter la moitié de la maison dans votre valise ! Ce n’est pas la durée du rituel qui compte, mais sa régularité.

Il faut voir ces petites habitudes répétées comme des repères pour votre enfant. Il comprendra alors « Je ne suis pas dans ma chambre habituelle, mais je peux me détendre. Je suis en sécurité et le moment de dormir arrive. »

2️⃣ Ne décalez pas « trop » les horaires de coucher

Les longues soirées d’été sont agréables, nous sommes d’accord. On a envie de profiter de la fraîcheur, de dîner dehors, de faire une dernière promenade sur la plage ou simplement de regarder le soleil se coucher. Et c’est aussi ça, les vacances !

Vous n’avez pas besoin de regarder votre montre toute la journée ni de coucher votre enfant exactement à la même heure qu’à la maison. En revanche, décaler fortement l’heure du coucher plusieurs soirs d’affilée peut finir par entraîner une accumulation de fatigue.

Car contrairement à ce que l’on pourrait penser, un enfant très fatigué ne dort pas forcément mieux, c’est même souvent l’inverse.

Lorsqu’un enfant accumule trop de fatigue, vous pouvez observer davantage de difficultés à s’endormir, des réveils nocturnes plus fréquents, des réveils très matinaux ou davantage de pleurs ou de crises en fin de journée.

Attention, on conseil ici n’est pas de conserver des horaires militaires pendant toutes les vacances.

Essayez plutôt de rester, la plupart du temps, dans une plage horaire relativement proche de celle que votre enfant connaît. Un coucher décalé de 30 ou 45 minutes sera généralement beaucoup plus facile à gérer qu’un coucher retardé de deux heures tous les soirs.

Et bien sûr, il y aura des exceptions, alors profitez-en !

Ce sont les décalages répétés qui peuvent devenir compliqués, et non une soirée exceptionnelle.

 

3️⃣ Continuez à proposer les siestes

Pendant les vacances, la tentation peut être grande de supprimer une sieste pour profiter davantage de la journée.

Mais les journées de vacances sont beaucoup plus fatigantes pour les jeunes enfants qu’on ne l’imagine : découverte de nouveaux endroits, de nouvelles personnes, de nouveaux bruits voire de nouvelles émotions… Son cerveau est énormément sollicité.

Son besoin de récupération reste donc bien présent. Essayez de continuer à lui proposer ses temps de repos, même si les conditions ne sont pas toujours idéales. Une sieste dans une poussette, dans la voiture ou dans un porte-bébé ne ressemblera peut-être pas à celle qu’il fait habituellement dans son lit, et ce n’est pas grave. L’essentiel est d’éviter une accumulation trop importante de fatigue au fil des jours.

Et si votre bébé est justement en train de changer de rythme de siestes ? Là encore, observez-le plutôt que d’essayer de suivre à tout prix un tableau de sommeil trouvé sur Internet. Les besoins de sommeil évoluent rapidement pendant les premières années de vie et les moyennes restent des moyennes. Chaque enfant possède son propre rythme.

Observez surtout son humeur, son niveau d’énergie, ses signes de fatigue, la facilité avec laquelle il s’endort et la qualité de ses nuits.

Et si une sieste est plus courte que d’habitude ou qu’elle n’a tout simplement pas eu lieu ? Pas de panique. Vous pouvez simplement essayer d‘avancer un peu l’heure du coucher le soir afin de limiter l’accumulation de fatigue.

 

4️⃣ Recréez un environnement de sommeil familier

Dormir ailleurs peut être impressionnant pour un tout petit. C’est pourquoi je vous conseille d’emporter quelques éléments familiers dans vos valises : son doudou, sa gigoteuse, sa veilleuse si elle fait partie de ses habitudes, son livre préféré ou les objets qu’il retrouve habituellement au moment du coucher.

Je répète, pas besoin de déménager toute sa chambre !

Quelques repères familiers peuvent suffire à rendre ce nouvel environnement beaucoup plus rassurant.

Pensez également aux conditions dans lesquelles votre enfant va dormir. Une chambre suffisamment sombre, calme et relativement fraîche favorisera toujours un sommeil de meilleure qualité. Et je sais que ce n’est pas toujours évident pendant les vacances d’été ! Entre les volets qui laissent passer la lumière, la chambre sous les toits qui se transforme en sauna et les cousins qui continuent à jouer dans la pièce d’à côté, les conditions sont rarement réunies.

Faites simplement au mieux avec ce que vous avez. Des rideaux occultants de voyage peuvent par exemple devenir vos meilleurs alliés lorsque le soleil se couche tard et se lève tôt. Je conseille toujours les rideaux occultants Tomme Tippee, un indispensable de ma valise.

5️⃣ Aidez votre enfant à ralentir avant le coucher

Après une journée de baignade, de découvertes, de jeux et de nouvelles rencontres, le cerveau de votre enfant a besoin de temps pour ralentir. Je vous conseille de prévoir, autant que possible, un petit temps de transition avant le coucher.

Dans l’idéal, privilégiez des activités plus calmes pendant la dernière partie de la soirée. Vous pouvez lire une histoire, écouter une musique douce, faire un puzzle ou dessiner…

L’idée n’est pas d’imposer une heure de silence absolu à toute la famille, mais d’aider progressivement le corps et le cerveau de votre enfant à passer de l’agitation de la journée au calme nécessaire pour s’endormir.

Les écrans et les jeux très stimulants peuvent, au contraire, rendre cette transition plus difficile. Plus le passage entre la journée et la nuit est progressif, plus votre enfant aura de chances d’aborder le coucher plus sereinement !

6️⃣ Ne paniquez pas si les réveils nocturnes reviennent

Pendant les grandes vacances, certains enfants ont simplement besoin de davantage de présence et de réassurance pendant quelques jours. Lorsqu’un réveil nocturne survient, essayez de garder une attitude aussi calme que possible.

Vous pouvez rassurer votre enfant, éviter d’allumer les lumières, limiter les stimulations et reproduire autant que possible votre façon habituelle de l’accompagner pendant la nuit.

Le message à lui transmettre est celui-ci : même si l’endroit est différent, vous êtes là et il peut se rendormir en toute sécurité. Le plus souvent, quelques nuits suffisent pour que votre enfant prenne ses marques dans son nouvel environnement.

 

7️⃣ Les bruits blancs peuvent vous sauver quelques nuits

Votre enfant est particulièrement sensible aux bruits soudains ? Les bruits blancs peuvent devenir intéressants. Leur son continu et régulier permet de masquer en partie les bruits imprévisibles de l’environnement.

Une porte qui claque, une chaise que l’on déplace ou un éclat de rire dans la pièce voisine seront moins susceptibles de réveiller votre petit bout !

Les bruits blancs ne sont bien sûr pas indispensables au sommeil. Mais si votre enfant y est habitué ou s’il dort dans un environnement particulièrement bruyant, ils peuvent faire un excellent plan B.

 

8️⃣ Pensez aussi à la chaleur

On parle beaucoup des horaires, des siestes et des routines. Mais il y a un élément que l’on oublie parfois (ou pas, merci la canicule !) : la chaleur.

Lorsque la chambre est trop chaude, on s’endort moins facilement, on se réveille davantage et le sommeil peut être moins confortable. Pour votre enfant, c’est exactement la même chose.

Quelques gestes pour rendre les nuits plus agréables :
👉 aérer la chambre tôt le matin lorsque les températures sont plus fraîches,
👉 fermer les volets ou les rideaux pendant les heures les plus chaudes,
👉 adapter les vêtements de nuit,
👉 proposer régulièrement de l’eau aux enfants qui en ont besoin.

Là encore, vous ne pourrez pas toujours contrôler la température de la chambre. Surtout dans une location sans climatisation en plein mois d’août ! Faites simplement au mieux pour créer un environnement aussi confortable que possible.

Car parfois, un enfant qui se réveille davantage pendant les vacances n’a pas perdu ses bonnes habitudes de sommeil, mais a simplement trop chaud.

 

9️⃣ Acceptez que tout ne soit pas parfait

Votre enfant se couchera peut-être plus tard le soir du feu d’artifice. Il sautera peut-être exceptionnellement une sieste pour profiter d’une sortie en famille. Le déjeuner durera plus longtemps que prévu et toute votre organisation de la journée sera décalée…

Et vous savez quoi ? Ce n’est pas grave !

Le sommeil se construit grâce à une certaine régularité, et non grâce à la perfection. Quelques écarts ponctuels ne vont pas effacer toutes les bonnes habitudes que votre enfant a acquises au fil des semaines et des mois.

C’est d’ailleurs probablement l’une des choses les plus importantes à retenir de cet article. Vous pouvez préserver le sommeil de votre enfant sans organiser toutes vos vacances autour de ses siestes et de son heure de coucher.

Il s’agit simplement de trouver un équilibre : certains jours seront plus réguliers, tandis que d’autres seront plus improvisés. Respirez et profitez.

Les vacances sont aussi faites pour sortir du quotidien et créer de beaux souvenirs en famille.

 

🔟 Faites-vous confiance

Autre chose importante à retenir : faites-vous confiance !

Vous connaissez votre enfant mieux que quiconque.
Vous connaissez ses signes de fatigue.
Vous savez ce qui le rassure.
Vous savez quand il peut supporter un petit décalage et quand, au contraire, il a besoin de retrouver rapidement son lit.

Alors, faites-vous confiance.

Il n’existe pas une seule bonne façon de gérer le sommeil pendant les vacances. Certaines familles continueront à suivre un rythme très régulier. D’autres préféreront davantage improviser.

Et la plupart feront probablement un mélange des deux !

Ne cherchez donc pas à organiser des vacances parfaites. Cherchez plutôt à organiser des vacances qui ressemblent à votre famille. 💙

Avec un peu de souplesse, quelques repères rassurants et beaucoup de bienveillance, le sommeil de votre enfant retrouvera vite son équilibre naturellement.

Sommeil de bébé pendant les grandes vacances, ce qu’il faut retenir :

Si vous deviez retenir seulement quelques idées de cet article, ce seraient celles-ci :

✔︎ Gardez une routine du coucher rassurante, même loin de la maison.
✔︎ Essayez de ne pas trop décaler les horaires plusieurs jours d’affilée.
✔︎ Continuez à proposer des temps de repos et des siestes.
✔︎ Emportez quelques objets familiers pour rassurer votre enfant.
✔︎ Prévoyez un temps calme avant le coucher.
✔︎ Ne paniquez pas si quelques réveils nocturnes réapparaissent.
✔︎ Adaptez l’environnement lorsque la chambre est trop lumineuse, bruyante ou chaude.
✔︎ Et surtout, acceptez que quelques écarts fassent partie des vacances.

Vacances d’été et sommeil bébé, un peu de lâcher prise

Les vacances parfaites n’existent que sur les réseaux sociaux. Elles sont faites pour ralentir, profiter de ceux que l’on aime et créer de beaux souvenirs en famille.

Alors oui, il y aura peut-être une ou deux siestes ratées, un coucher beaucoup plus tardif que prévu, ou une nuit où votre enfant décidera que 5h32 est une excellente heure pour commencer la journée. 😅

Mais quelques nuits plus compliquées n’effaceront pas tous les progrès de sommeil réalisés pendant l’année.

Gardez vos principaux repères, adaptez-vous lorsque c’est nécessaire et, surtout, profitez de vos vacances.

Et si les vacances ont un peu trop bousculé le sommeil de votre enfant, mon dernier conseil sera de ne pas attendre que les difficultés s’installent durablement.

Avec la Formule Express, je vous aide à faire le point sur votre situation et à mettre en place les ajustements nécessaires pour retrouver un rythme plus serein et repartir sur de bonnes bases pour la rentrée !